mardi 4 mars 2014

Genre: Historique.

Le bal des poignards, tome 1: La dague au lys rouge, Juliette Benzoni.

Résumé:

Elle a dix-sept ans. Elle est encore plus belle que riche. Elle s'appelle Lorenza Davanzati, c'est une Médicis. Promise par son oncle, le Grand-duc Ferdinand, à Antoine de Sarrance, un proche d'Henri IV, elle doit remettre le roi dans de bonnes dispositions envers sa femme, la reine Marie. Mais quelqu'un a juré que quiconque épouserait Lorenza périrait. Au cœur des intrigues de la cour, elle déchaînera les passions alors que l'Histoire s'écrit dans le sang...


Mon avis, 14/20.

J'ai mis une plombe pour lire ce livre... qui n'est pourtant pas compliqué à lire ! Mon rythme a pris un sacré coup dur tout d'un coup. Pourtant, je n'ai pas passé un mauvais moment. Mais le problème, c'est que je n'ai pas été passionnée non plus par l'histoire.
Cependant, je trouve que Juliette Benzoni a une écriture formidable pour l'historique: fluide et complète. Et les décors sont bien plantés. Mais mon appréciation ne va pas plus loin.

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En bref:
Les -: Une histoire qui paraît longue, une héroïne (Lorenza) très effacée.
Les +: L'écriture de l'auteure, la précision des lieux et du décor.
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« Tandis que les trois galères traçaient leur chemin entre les îles roussies de soleil dont l'une portait la tour mélancolique d'une petite citadelle, Lorenza admettait que sa première découverte d'un pays où elle passerait peut-être le reste de ses jours aurait pu être pire encore. Posée comme une couronne sur le bleu intense de la mer, Marseille, avec ses maisons étroites et colorées dégringolant d'une montagne ornée en son sommet d'une chapelle et d'un fortin, jusqu'à sont port dessiné naturellement par l'embouchure du fleuve Lacydon au bord duquel s'ancraient les puissantes murailles de ses remparts, ressemblait à l'une de ces vignettes dont les moines ornaient encore leur précieux manuscrits. Le paysage de Provence alentour ne différait guère de ceux que la jeune voyageuse avait connus jusque-là. »

L'historique... Ce n'est pas mon genre. Je n'ai jamais été porté vers l'Histoire, et les romans historiques lus dans ma vie + ceux présents dans ma wish-list/PAL doivent se compter sur les doigts des deux mains ^^ ! Par contre, je ne suis pas fermée complètement. Le résumé du Bal des poignards a beaucoup attisé ma curiosité et j'ai eu de bon échos, un jour je me suis laissée tenter. Cette semaine, j'avais bien envie d'une lecture qui change de mes genres habituels alors je me suis tournée vers lui. Malheureusement, ce ne sera pas ce roman qui me poussera encore plus vers l'historique. Pas que je n'ai  pas aimé, non. Tout simplement, j'ai trouvé le temps long.
Vittorio Strozzi, le fiancé de Lorenza Davanzati, une Médicis à la fois si belle et si riche, est assassiné brutalement la veille de leur mariage, un poignard dans le cœur. Avec ce poignard, il y a une note: Quiconque prétendra épouser Lorenza mourra de cette lame. La jeune fille, bien qu'étant éprise de Vittorio encaisse le coup plutôt bien. Mais sa sécurité et son avenir inquiète tout de même son oncle et sa tante, et tout deux lui propose de partir pour la France, quitter l'assassin qui rôde à Florence, et épouser un jeune homme prétendu beau répondant au nom d'Antoine de Sarrance. Mais l'arrivée à Paris de Lorenza déclenche bien des passions ! La jalousie des femmes, le désir des hommes, les complots et le sang. La jeune florentine s'attendait à tout sauf à cet accueil.
Lorenza aurait pu être un personnage très intéressant. On commence le livre avec elle, et son arrivée pour la France, et également son histoire qui nous est raconté. Tout de suite, on la cerne: vive, intelligente, et joyeuse. Forte, aussi. Car malgré la mort de son fiancé pour qui elle ressentait beaucoup d'affection, elle est toujours debout et envisage une perspective d'avenir en France auprès de son nouveau promis. Elle m'a beaucoup plu. Le premier événement qui lui arrive: un changement soudain de promis, d'un jeune et fringant jeune homme, elle passe à un vieux lubrique qui louche sur son joli corps, nous met immédiatement en haleine et dans le feu de l'action ! On tremble pour elle, on appréhende, on flippe totalement ! Juliette Benzoni arrive à installer un stress qui nous prend aux tripes pour son personnages...
... Mais très vite, pour moi, c'est retombé. Lorenza s'est retrouvée complètement effacée et dans un statut de martyr. Et bien que je comprends pourquoi parce que tout ce qui lui arrive est MOCHE, j'aurais peut-être aimé quelqu'un de plus... combatif ? Tant qu'à faire, étant dans la fiction historique, pourquoi ne pas créer une héroïne qui colle à l'époque, aux codes et étiquettes, mais avec un minimum de caractère ? Car Lorenza s'est effacée au profit de l'intrigue... bien que cette dernière la concerne. Et sans le personnage phare de l'intrigue (ou du moins un personnage qui se ramollit), eh bien, l'intrigue devient plutôt laborieuse ! J'ai peiné à avancer. J'ai vraiment lu ce livre de petites parties en petites parties. Même si les cent dernières pages ont filé toutes seules.
Néanmoins, il reste deux points qui sont parfaits dans ce roman pour moi: l'écriture de Juliette Benzoni et les décors. L'écriture est limpide, simple, et pour de l'historique, c'est ce qui convient à merveille. L'auteure nous plante les personnages, leurs titres et leurs demeures, leurs liens entre eux, avec aisance, ce qui nous permet de comprendre rapidement et sans se prendre plus la tête. Pour quelqu'un comme moi, pour qui l'Histoire peut est difficile, c'est un vrai plus ! Le contexte historique, les explications, et les descriptions, ça coulait de source. Les lieux étaient dépeints avec beaucoup de réalisme, et c'était comme si nous y étions, en presque 1600. J'ai découvert Florence et son côté solaire, ses jardins, j'ai découvert Marseille et ses maisons colorées, j'ai découvert Paris et ses rues fréquentées. J'ai mis mes pieds dans des luxueuses demeures, j'ai vu des jardins flamboyants, des intérieurs décorés. Vraiment, c'était comme j'y étais.
Malheureusement, l'histoire, la trame, Lorenza, ne m'ont pas plus passionné plus que ça. J'ai suivit l'intrigue en étant détachée malgré mes sentiments de colère face aux complots et aux injustices. Et c'est dommage. Je m'attendais à vibrer au fil des passions comme me le promettait le résumé, je m'étais attendu à rentrer totalement au coeur de l'intrigue. Ce n'est pas arrivé. Je ne pense donc pas lire le deuxième tome: Le couteau de Ravaillac bien que la fin de La dague au lys rouge est ouverte sur une suite !

« - Si vous avez des plaintes à formuler, adressez-vous à la Reine... si vous en avez le courage ! Elle ne vous aime déjà guère ! ...
La jeune fille faillit riposter que la réciproque était vraie mais c'était peut-être tout ce que la du Tillet souhaitait entendre et comme elle n'aurait rien de plus pressé que de le répéter à qui de droit, Lorenza allait droit vers l'enfer.
Comme elle ne répondit rien, sa compagne se pencha pour la regarder sous le nez:
- On dirait que cela ne vous surprend pas ? Une bonne marraine ne devrait-elle pas déborder d'affection pour l'enfant qu'elle a tenue sur les fonts baptismaux ?
Lorenza haussa les épaules.
- Entre mon baptême et son mariage auquel j'ai eu l'honneur d'assister bien que fort jeune, nous ne nous sommes guère rencontrées. Difficile d'aimer dans ces conditions !
- Eh bien, soyez sûre, ma petite...
- Je ne suis ni votre petite ni une chambrière ! Mes ancêtres portent les armes depuis des siècles !
Elle s'attendait à quelque sarcasme. A sa surprise, Mlle du Tillet éclata d'un rire joyeux qui s'acheva en sourire... et ce sourire était charmant.
- Bravo ! Vous ne manquez pas de caractère mais évitez de le montrer. Si je vous ai dit que la Reine ne vous aimait pas c'est seulement pour vous avertir. Vous êtes beaucoup trop belle pour lui plaire. » 

Je le conseille à: Je pense que c'est plus une histoire de goût. Comme Lorenza m'a lassée, l'ennui concernant l'intrigue s'est donc suivit. Ce serait difficile de prévoir qui ressentirait comme moi ou qui apprécierait Lorenza et la menace qui pèse sur elle ! Si vous êtes curieux, faites-vous votre propre avis.
Prochaine lecture: Enfernité, tome 1, Brodi Ashton.

tâches d'encre

  1. J'ai un livre de Juliette Benzoni, la Saga des Médicis je crois que ça s'appelle. Du coup on sent qu'elle aime ce contexte historique :) Je me ferai déjà une idée avec ça ^_^

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  2. Saefiel: Il me semble que c'est une auteure spécialisée dans l'historique :) Et qui a du succès ^^

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  3. Erf, ces intrigues qui retombent à plat... Beeeh. Enfin, on verra bien ! Il est dans ma PAL, je ne tarderai sûrement pas à l'en sortir :) Merci pour cet avis choupette <3

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  4. Bouchon: Peut-être que tu aimeras :) Comparés à beaucoup sur la blogosphère, je suis encore une fois une des rares à avoir un avis mitigé dessus ^^
    Bisous ♥

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