dimanche 6 octobre 2013

Genre: Romance historique.

Charlotte Collins, Jenniger Becton.

Résumé:

Dans Orgueil et Préjugés, Elizabeth fait un mariage d'amour avec Mr Darcy alors que Charlotte fait le choix de la raison en s'unissant au mielleux révérend Collins. Un mariage qui, à défaut de lui révéler l'amour, lui vaut une situation confortable.
Lorsque son mari meurt, Charlotte est délivrée de ses pénibles sermons. Elle accepte alors de chaperonner sa petite sœur dans l'espoir de lui éviter une union malheureuse. Les deux sœurs sont courtisées par des gentlemen américains peu soucieux des convenances. Alors que sa réputation est mise à mal par un libertin, et qu'elle se débat contre la calomnie, Charlotte qui n'a jamais cru au mariage d'amour va devoir reconsidérer son point de vue...

Mon avis, 17/20.

Que dire... à part que j'ai littéralement adoré ce roman du début jusqu'à la fin ? D'emblée, avec les mots de Jennifer Becton, j'ai été re-propulsé dans l'univers d'Orgueil et Préjugés. Charlotte Collins a été un personnage fascinant, doux, et qui colle parfaitement à l'image que je me faisais d'elle dans l'oeuvre de Jane Austen.
Une romance (très) sympathique qui préserve les codes Austenien. J'ai frôlé le coup de cœur, l'auteure a su faire en sorte d'être fidèle un maximum au personnage original, et c'est un réel plaisir à la lecture !


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En bref:
Les -: Un peu plus de passion ne m'aurait pas fait de mal.
Les +: Mr Basford ♥, la douceur, la proximité avec l'oeuvre originale.
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« - Tu mérites tellement mieux, Charlotte !
- Crois-tu ? 
- Bien sûr ! Tu mérites d'aimer et d'être aimée. Une vraie maison et un compagnon à tes côtés, si tu préfères.
- Tu dis cela uniquement parce que nous sommes parentes. Je n'ai rien de plus que les autres.
- A mes yeux, tu es exceptionnelle. Tu es ma sœur, certes, mais tu es aussi une femme digne d'intérêt. »


C'est le premier roman issu de l'univers d'Orgueil et Préjugés que je lis, et j'ai été adorablement surprise. Totalement séduite, même ! Pourtant, j'avais peur. Charlotte Collins avait une note moyenne plutôt bonne sur Livraddict, ce n'est pas ce qui m'effrayait. Mais il y a de plus en plus de lectures dans cet univers austenien, et selon les avis, il y en a apparemment bien plus de mauvaises que de bonnes. Je pensais moyennement aimé cette romance, voire être déçue, et finalement, pas du tout ! Très vite (dès les premières pages), je me suis retrouvée embarquée et j'ai su que ce serait une excellente lecture. Je me suis prêtée au jeu et le charme a entièrement opéré sur moi.
Dans ce roman, Charlotte Collins a la trentaine et est devenue veuve. N'étant pas dépourvue de moyens depuis la mort de son mari, elle loue une petite demeure à Lady Catherine, sa protectrice. Disposant ainsi d'une certaine indépendance, elle invite sa sœur Maria, et se dévoue à la chaperonner pour trouver un bon parti. Mais les règles ont changé, Charlotte a évolué. Son mariage n'a pas été triste, il lui a valu une assez bonne situation financière ainsi qu'une place au sein de la société, mais il n'a pas été heureux pour autant. Elle n'a pas envie que sa petite sœur vive la même chose, elle veut le meilleur pour un elle: un mariage à la fois d'amour et de raison. Un mariage qui saura lui apporter un bon statut et de l'affection. Ce qui tombe bien. Dans les environs, deux Américains sont en visite (un oncle et son neveu) et Maria est très enchantée à l'idée de faire leur connaissance. Charlotte l'est un peu moins... Si le neveu a une réputation respectable, ce n'est pas le cas de l'homme qui le chaperonne.
J'ai beaucoup apprécié l'écriture de Jennifer Becton. Elle ne se contente pas d'être simple, il y a un petit quelque chose qui rend addictif. Elle s'approprie l’œuvre de Jane Austen et reprend ses codes. L'histoire s'étale sur une longue période, et on joue beaucoup sur le paraître: les ragots, les réputations, les fausses amitiés, les déceptions et les découvertes. On est propulsé dans cette société, dans les bals, les réunions, les jeux. Dans ce beau petit monde, comme Charlotte, on est confronté à la dureté des apparences. Les on-dits ont une place importante dans les fréquentations et les choix, et peuvent induire en erreur. Les personnages de Jane Austen en ont fait les frais (du moins dans les deux romans que j'ai lu: Orgueil et Préjugés et Raison et Sentiments), et c'est pareil ici, dans Charlotte Collins. Maria et Charlotte se laissent aspirer par les grandes figures et leurs avis sur telle ou telle connaissance. Et si Charlotte était une femme sensée et raisonnable, elle finit peu à peu par ne plus savoir où donner de la tête. Surtout quand un sentiment qu'elle n'a jamais connu, l'amour, semble vouloir s'y mêler.
Pour moi, le pari est totalement réussi. Je me suis attachée à Charlotte et sa douceur, à Maria et son impulsivité, à Mr Basford et son côté extraverti. J'ai suivi l'avancement de l'histoire comme une midinette. Le cœur battant lors d'un moment fatidique, l'envie de hurler lors d'un obstacle imposant, le soulagement lors du dénouement. J'ai été captivée. J'ai adoré la relation entre Charlotte et Maria qui devient de plus en plus complices. Deux sœurs qui avancent ensemble, se soutiennent, cherchent à se protéger et se tempérer. Et j'ai été comblée par la prestance de Mr Basford, son charisme et sa présence. C'est vraiment un roman que j'ai apprécié découvrir et qui s'est retrouvé être une immense surprise. Je me demande même comment n'ai-je pas pu le lire plus tôt !
Je n'ai qu'une envie maintenant, pour clore ma soirée: regarder l'adaptation d'Orgueil et Préjugés. Je me suis tellement sentie dans l'univers que j'ai bien envie de le revisionner. Et après une aussi bonne lecture, et être tombée en amour pour la plume de Jennifer Becton, une deuxième envie se forme: lire Caroline Bingley du même auteur. C'est une peste, mais je suis curieuse de voir son histoire à elle. Très curieuse, même. Peut-être que Jennifer Becton saura me la faire aimer.

« Elle avait parcouru plusieurs lieues pour lui rendre visite. Aucune femme de bonne éducation ne ferait une chose pareille. Elle avait laissé une note désespérée. Aucune femme sensée n'oserait écrire à un homme, surtout pas par désespoir. Pire encore, elle avait signé le mot de son prénom. Charlotte. Aucune femme ne signerait ainsi une lettre qui n'était pas adressée à son mari. »


Je le conseille à: Si on aime Orgueil et Préjugés ainsi que les romans qui tournent autour, si on est curieux. Je le conseille bien aux filles romantiques, ainsi qu'à tout ceux qui l'ont dans leur PAL depuis un peu trop longtemps !


Prochaine lecture: Minuit, tome 1: Le baiser de minuit, Lara Adrian.

tâches d'encre

  1. Il ne me tentait pas spécialement jusqu'à ce que je lise ton avis ! Je ne te félicite pas :P

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  2. Ah mince, désolée Anne-C :p
    Pour te dire... A la base, il ne me tentait pas non plus, puis un jour, je ne sais pas pourquoi, je l'ai pris en le voyant en librairie. NO regrets !

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  3. Ca m'a l'air pas mal du tout ! Moi qui cherche justement des petites romances sympa en ce moment :D
    Hop WL

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  4. Ah bah celle-ci est plus que sympa :) J'espère qu'elle te plaira !

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